
Sursaut d’hiver du 8 avril 2025
Acrylique — 20 X 24
- Référence
- 0299
- Réalisation
- 2025
- Ville
- Saint-Hyacinthe
- Statut
- Disponible
- Support
- Toile galerie
Source d’inspiration
Mes Photos
Chapelle des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang de Jésus avec sa voisine, la compagnie d’assurances INTACT.
D’après une photographie prise lors de ma marche au petit matin du 8 avril 2025, après une neige fraîchement tombée.
Voilà pourquoi je nomme cette toile : SURSAUT D’HIVER.
Toile en exposition à Paris du 23 au 25 novembre 2025.
Histoire
C’est en prenant une marche au matin du 8 avril 2025 que j’ai photographié cette scène de nouvelle petite neige qui recouvrait la haie bordant la chapelle des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang qui ont fait vœux de pauvreté et de chasteté.
Curieusement, en cette journée de SURSAUT D’HIVER, cette toile nous montre cette magnifique et sobre petite chapelle et tout à côté l’imposant immeuble de la corporation INTACT dont les origines de l’entreprise remontent en 1809, le plus important fournisseur d’assurances de dommages au Canada, l’un des principaux fournisseurs d’assurance spécialisée en Amérique du Nord et, avec RSA, un chef de file au Royaume-Uni et en Irlande, alors que leurs primes annuelles totaliseraient maintenant plus de 22 milliards de dollars.
La communauté religieuse des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang est fondée à Saint-Hyacinthe le 14 septembre 1861 par Aurélie Caouette et Mgr Joseph Larocque, alors évêque de Saint-Hyacinthe.
La fondation de la communauté est liée à la dévotion du sang du Christ qui s’intensifie à partir de 1849, année du décret par le pape Pie IX de la fête du Précieux-Sang.
Vouées à la prière et à l’adoration, les Sœurs adoratrices du Précieux-Sang constituent la première communauté contemplative au Canada.
C’est à la suggestion de l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, et avec l’appui de Joseph-Sabin Raymond, supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe, qu’Aurélie Caouette fonde la communauté. Elle accorde depuis quelques années une grande ferveur au sang du Christ.
Euphrasie Caouette, Elizabeth Hamilton et Sophie Raymond se joignent à elle et s’installent dans la maison familiale des Caouette à Saint-Hyacinthe.
En 1863, les Sœurs adoratrices du Précieux-Sang emménagent dans leur propre monastère situé dans la même ville. Aurélie Caouette devient alors supérieure de la communauté et prend le nom de mère Catherine-Aurélie du Précieux-Sang.
Trois ans plus tard, un nouveau monastère est érigé pour répondre aux besoins de la communauté grandissante.
Sous la direction de leur fondatrice, les Sœurs adoratrices du Précieux-Sang fondent des monastères à Toronto (1869), à Montréal (1874), à Trois-Rivières (1889), à Brooklyn (New York, 1890), à Portland (Oregon, 1892), à Sherbrooke (1895), à Nicolet (1896), à Manchester (New Hampshire, 1898) et à La Havane (Cuba, 1902).
Les Sœurs adoratrices du Précieux-Sang sont également présentes à Lévis (1906), à Joliette (1907), à Mont-Laurier (1934), et à Chambly (1991), mais aussi dans l’Ouest Canadien (1918), à l’île du Prince-Édouard (1929), en Chine (1924), en Italie (1925) et au Japon (1934).
En 2018 il ne restait que 31 Sœurs Adoratrices du Précieux-Sang à Saint-Hyacinthe, âgées de 68 à 98 ans.
Voilà tout ce qui restait de la branche francophone de cette communauté qui, pendant son âge d’or, a compté pas moins de 42 couvents, en prenant en considération ceux de langue française et anglaise.
Dans ce dernier camp, en 2018, il s’en trouvait encore quatre au Canada anglais, quatre aux États-Unis et deux au Japon où de rares postulantes se manifestaient encore.
La relève n’étant plus là, dans ce contexte, la congrégation n’a donc eu d’autre choix que de se rendre à l’évidence et d’entrevoir la fermeture de son immense monastère.
C’est dans cet esprit que les Adoratrices ont accepté de céder en 2012, pour la somme de 500 000 $ leurs propriétés de la rue Girouard à la Ville de Saint-Hyacinthe qui compte en faire la pierre angulaire de son pôle culturel qui suppose la reconversion de la chapelle en salle d’expositions et de concerts et la transformation du monastère afin d’abriter Le Centre d’histoire et d’archives de Saint-Hyacinthe.
Cette magnifique chapelle contient plus de 36 tableaux d’art religieux dont 16 furent réalisés par l’artiste-peintre-décorateur Joseph-Thomas Rousseau (1852-1896) qui a laissé de nombreuses œuvres dans les églises et couvents de la région de Saint-Hyacinthe ainsi qu’ailleurs dans la province de Québec.
Une de ses œuvres, sa MATER DOLOROSA, se retrouve au Musée national des beaux-arts du Québec.
Il est intéressant de lire l’histoire de Mère Catherine-Aurélie du Très Précieux Sang (1833-1905), Aurélie Caouette, née à Saint-Hyacinthe, qui est une religieuse et mystique canadienne, connue pour avoir fondé la congrégation des Adoratrices du Précieux-Sang.
En 1993, le diocèse de Saint-Hyacinthe ouvre une enquête diocésaine en vue de sa béatification, laquelle est transmise à la Congrégation pour les causes des saints en 2001.
Le 1er décembre 2001, le pape François reconnaît l’héroïcité de ses vertus et lui attribue le titre de Vénérable.
